Inauguration du mémorial Joseph Germer-Durand

Les communautés des pères assomptionnistes et des oblates de l’assomption de Saint-Pierre en Gallicante ont célébré le jeudi 28 juin 2018 à 18 heures la fête des saints apôtres Pierre et Paul. Les vêpres ont été présidées par Mgr Leopoldo Girelli, Délégué Apostolique à Jérusalem et en Palestine.

Après les vêpres, les participants ont inaugurés le Mémorial Père Joseph Germer-Durand, assomptioniste et archéologue (1845-1917).

Son père, Eugène Germer-Durand (1812-1880) a renoncé à une carrière universitaire pour épauler le P. Emmanuel d’Alzon, Vicaire Général du diocèse de Nîmes (1810-1880), dans la rénovation de la Maison de l’Assomption, pension scolaire sur le déclin. Sa mère, Cécile, est fille du peintre Jean Vignaud. Elle-même artiste, elle transmit à son fils Joseph ses goûts artistiques et son talent pour le dessein. Les deux autres enfants, François et Jean perpétuèrent les valeurs familiales, le premier dans l’architecture, le second dans l’armée.

Joseph Germer-Durand, après ses études au Collège à Nîmes (1852-1863), entre au noviciat de l’Assomption, prononce ses voeux perpétuels entre les mains du Père d’Alzon le 8 septembre 1865. Il prend part en 1882 au premier pèlerinage assomptionniste en Terre Sainte dont il décrit avec adresse les innombrables péripéties. Nommé en 1887 à Jérusalem, il fait part de ses découvertes dans toutes les revues qui s’intéressent à la science encore neuve de l’archéologie.

Le Père Joseph Germer-Durand, grâce aux fouilles réalisées au Mont Sion de 1887 à 1911, a ouvert une nouvelle période dans la connaissance du site de Saint-Pierre en Gallicante.

Il créa à Notre-Dame de France un musée où il rassemblait d’abord les pièces archéologiques trouvées à Saint-Pierre. Par la suite, grâce à divers apports, il put enrichir ses collections. De ce musée, détruit au cours de la guerre israélo-arabe de 1948-1949 et livré au pillage, quelques pièces ont pu être récupérées. qui feront l’objet d’une exposition permanente.

Saint-Pierre en Gallicante lui devait bien cet hommage à l’occasion du centenaire de sa mort.

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