Wikipermanence aux Archives départementales de l’Hérault

J’ai pu participer cette semaine à la wikipermanence organisée dans le cadre du partenariat qui lie les Archives départementales de l’Hérault, Wikimédia France et Montpel’libre. Comme chaque premier mardi du mois, des personnes se réunissent pour découvrir Wikipédia, écrire, modifier, traduire ou illustrer un ou des articles. Il est prévu bientôt que ces rencontres se déroulent le samedi afin d’attirer davantage de contributeurs. Les Archives proposent des dossiers documentaires prêts à être utilisés pour alimenter des pages déjà existantes ou pour en créer de nouvelles, mais toutes propositions d’articles et de biographies sont les bienvenues. Pour cette soirée conviviale, chaque personne amène ce qu’elle veut à manger et à boire pour un repas partagé. J’ai mis la main à la pâte en rédigeant un article sur une maîtresse méconnue de Casanova, Jeanne-Marie Latour.

Une Montpelliéraine, Jeanne-Marie Latour

Une maîtresse de Casanova

Si, écrivant ses Mémoires, Casanova se faisait un devoir de masquer le nom de ses diverses maîtresses, ce n’est certainement pas aujourd’hui faire injure à celles-ci que de chercher à les soustraire à l’anonymat. Ainsi, depuis longtemps déjà, les casanovistes sont parvenus à déjouer les divers stratagèmes imaginés par le galantuomo afin de protéger la réputation des femmes qu’il a aimées. Pour certaines toutefois le mystère s’est avéré plus malaisé à lever. À preuve cette Montpelliéraine que Casanova rencontra à Londres en 1763 ; qui devint sa maîtresse à Dresde, trois ans plus tard ; puis qu’il retrouva à Montpellier en 1769. « Une des plus jolies femmes de toute la France », écrit-il dans son livre. Étrangement, il aura fallu attendre la fin du XXe siècle et le bicentenaire de la mort du Vénitien pour que sa belle Montpelliéraine recouvre enfin son identité.

Extrait

En janvier 1769, Casanova passe une dizaine de jours à Montpellier. Dans « l’Histoire de ma vie », il consacre plusieurs pages à ce séjour. Il évoque l’aménité des habitants de la ville, la chère exquise que l’on y fait, la renommée de ses médecins et le talent de la troupe des comédiens attachés à son théâtre. Mais, comme le plus souvent chez lui, c’est finalement l’ « odor di femmina » qui l’entraîne et le guide. Ainsi, il retrouve à Montpellier une jeune femme dont l’itinéraire singulier a déjà par deux fois croisé le sien. À Londres, tout d’abord, en 1763 ; puis à Leipzig, trois ans plus tard. L’aventure amoureuse qu’ils ont vécue en cette occasion ayant semble-t-il laissé à Casanova un souvenir inoubliable. (Jean-Claude Hauc, Casanova et la belle Montpelliéraine, coll. Marine, 2001)

 

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